Thursday, 07 April 2005
Quelques traces d'une page provisoire ...


Je pose pour des travaux de dessin, de peinture et de modelage. Toute proposition sera considérée avec attention.


En ce qui concerne internet, j'aime ouvrir le robinet de ce truc là, et
m'abreuver de textes, d'images, de styles et d'infos. Cependant, en ce qui
concerne la "rencontre" au sens large par ce moyen là, je trouve que c'est
un moyen de couard.
J'ai quitté ma maison, en Ardèche, je suis en "transition".


Je ne vis nulle part en particulier.
J'aurai moins de connexion les jours qui viennent, mais on se tient au jus.


Je trouve l'histoire d'une femme qui cherche à ouvrir une librairie passablement ennuyeuse ; je ne suis pas sûre de m'intéresser à un truc comme ça si ça me passait sous les yeux. Même si c'est passionnant à vivre.


En revanche, l'histoire ou les histoires d'une femme qui pose, ça me semble plus intéressant.


Si tu me donnes le feu vert, je vais noter plein de choses en vrac sur cette activité, cette expérience, et ce sera à toi de faire un tri, de te laisser inspirer, ou de tout mettre au panier.
Quelques notes.
Toujours en vrac, à la va comme je te note...
J'ai bien aimé aussi le côté studieux de la séance. Ya du taf.
Je me sens en pleine confiance, et libre. On peut donc avancer sans
soucis.
Ca fait un moment que je pense à la pisseuse, de Picasso. Perceque je
connait la fille qui était gardienne dans la salle du musée où est exposée
la toîle ; elle se délectait de la tête des gens quand ils arrivaient
devant la pisseuse, et moi je me délectais de l'entendre me raconter ça.
Sans être une idée fixe, ça fait partie des trucs que j'aime vraiment bien
; pisser, accroupie, en dehors des chiottes ; le mieux c'est dans l'herbe,
évidemment, mais en ville c'est pas mal, moins évident, en tous cas c'est
un geste que j'aimerais bien fouiller.
Si on joue à l'homme invisible, je suis partante. Ca rejoint l'idée de la
pisseuse ; c'est une vieille de vieille histoire : l'histoire de "je te
donne un rendez-vous, et de telle heure à telle heure, tu viens chez moi
et tu es invisible".
C'est comme l'histoire de la femme qui écrit les visages ; ça n'a jamais
donné lieu à une histoire, mais c'est une idée que je promène depuis
longtemps.
Bien consciente de ta valeur,
je te salue.
Fanny
