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Pour rester jeunes, déprimez !

Pourquoi les jeunes dépriment ? Pourquoi n’ont-ils plus confiance dans l’Etat, les médias, les multinationales, les ONG ? Et après tout, pourquoi auraient-ils confiance ?

Selon une récente enquête de Fondapol, les jeunes français sont plus déprimés que leurs voisins occidentaux : un quart des 16-29 ans juge l'avenir “prometteur”, contre près de 60% au Danemark, 54% aux États-Unis ... 39% seulement pensent que “les gens peuvent changer la société” et seuls 22% estiment qu'ils ont “une liberté et un contrôle total sur leur avenir”. (source : Nouvel Obs)

C'est plutôt une bonne nouvelle ! Ça veut dire que 75% des jeunes français ont une vision réaliste de l'avenir, que 61% ne sont pas des néo-soisantehuitards (susceptibles de retourner leur veste avec un vote conservateur quand viendra pour eux l'heure de leur retraite) et que 78% comprennent dans quel monde “libre” ils vivent en réalité.
Ironie mise à part, la seule bonne nouvelle est que ce genre d'information soit encore publiable et publié, dans un pays ou le sérieux de l'information ne cesse de s'affaiblir au profit des communiqués officiels.
En empruntant sur leur moral et sur leur avenir, les jeunes Français payent déjà l'avarice, la cupidité et l'égoïsme des générations vieillissantes pour qui l'État représentait plus.
plus de liberté pour choisir ses études, sa vie, son avenir
plus d'égalité dans l'accès au soins,
plus de fraternité grâce à un service public dont l'État ne s'était pas désengagé.
Courage !
Que la révolution à venir soit totale ou qu'elle ne soit pas.

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