Wednesday 19 March 2008, by ShiLoÖ

C’est que le pays souffre précisément de sa désillusion (voir précédent édito). Le rêve d’un état républicain capable de répondre aux aspirations de justice, d’égalité et de fraternité, semble révolu.
“L’État ne peut pas tout” et pour assumer une politique renforçant l’injustice et l’exclusion de façon vraiment décomplexée, il vaut mieux que personne ne se méprenne. L’humanisme n’est pas du ressort de l’État. Et si vous croyez encore en cet idéal, vous feriez mieux de vous trouver un culte qui y réponde.
Après quelques siècles d’anticléricalisme, la tentation est grande pour les croyants et pour tous ceux qui sont attachés aux fameuses “racines chrétiennes de la France” de croire qu’ont pourra mieux y vivre sa foi en dérèglementant l’influence des cultes. Mais, très chers Frères, ne vous y trompez pas ...
En introduisant la notion de récidive pour les clandestins pour mieux leur refuser le dialogue, la France œuvre contre le respect du prochain. Elle fait de l’Autre un criminel. En le privant de parole, elle le refuse en tant qu’homme. Et en lui, c’est Dieu qui l’appelle, qu’elle rejette.
Avec les mesures du “paquet fiscal”, on œuvre contre un juste partage des richesses. On œuvre contre la générosité chrétienne.
Autoriser le travail le dimanche va contre le quatrième des dix commandements “Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.”
Quand au troisième il rappelle à tout croyant que le président de la république enfreint la loi divine lorsqu’il utilise le nom de Dieu pour exposer sa politique étrangère : “Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.”
Pas besoin d’être athée pour comprendre qu’il y a quelque chose qui cloche, quand même !